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Arthur Meyer, professionnel de la boxe thaïlandaise : "Mon atout, c'est ma réactivité"

Le champion havrais envisage de participer à la plus grande compétition mondiale de kick-boxing à Tokyo
Professionnel en boxe thaïlandaise, Arthur Meyer (à droite, avec son entraîneur Louis Pavis) envisage de participer à la plus grande compétition mondiale de kick-boxing à Tokyo

C’est au LH Sport Club, rue Général Sarrail, qu’Arthur Meyer s’entraîne lorsqu’il rentre en France. À 28 ans, le jeune homme est un professionnel de la boxe thaïlandaise et s’entraîne aujourd’hui pour participer à la plus grande compétition de kick-boxing au monde à Tokyo, le 24 novembre prochain.

Les arts martiaux, Arthur Meyer les a découverts il y a un peu plus de dix ans grâce à un ami, en commençant par le kick-boxing, au club de René Pollet au Havre. Très vite passionné, c’est vers la boxe thaïlandaise qu’il se dirige en s’entraînant avec la Team Coulibaly, le club de boxe thaïlandaise de Caucriauville, avec lequel il combat encore aujourd’hui. « En parallèle, j’ai fait mes études à l’université du Havre en validant une licence de marketing. Pour avoir aussi un peu d’argent, j’ai été surveillant au lycée Jacques Monod dans le quartier de ʺChicagoʺ. L’objectif, c’était de partir boxer en Thaïlande. ». En 2012, Arthur Meyer devient professionnel en boxe thaïlandaise et part pour six mois en Thaïlande pour s’entraîner et combattre. Il y restera finalement un an et demi avant de revenir en France.

Un show à la Française

Aujourd’hui, l’athlète vit en Thaïlande. C’est là-bas qu’il a rencontré sa femme, fondé sa famille et combat chaque mois. En attendant que la discipline soit reconnue comme un sport de haut niveau, Arthur Meyer réalise un nouveau rêve : aller boxer au Japon, pays historique des arts martiaux. Le 24 novembre prochain, le Havrais affrontera les meilleurs kick-boxeurs dans la catégorie des moins de 60 kg au K-1 World Grand Prix à Tokyo, une des plus grandes compétitions de kick-boxing au monde. Compétition dans laquelle un autre célèbre Havrais a aussi déjà boxé : Jérôme Le Banner. « Pour cette compétition, je dois perdre des automatismes, car je n’aurais pas le droit aux coups de coudes et aux coups de genoux », précise le sportif. Mais Arthur Meyer reste confiant sur ses atouts. « Je suis rapide, j’ai une bonne réactivité dans le combat et j’ai de la force dans les points. » Le Havrais représente la France en faisant généralement le show, exerçant une boxe aérienne et assénant des coups rarement vus sur le ring. Très connu en Thaïlande et en France, Arthur Meyer souhaite suivre les traces du Havrais, Rafi Bohic, champion du Lumpinee, stade mythique en Thaïlande, depuis trois ans consécutifs. En attendant le grand combat en novembre prochain, le jeune papa s’entraîne cinq à six heures par jour et compte bien boxer au meilleur niveau international encore longtemps.