Culture
Un Été au Havre

"Avec Un Eté au Havre, nous allons dire au monde ce que nous sommes"

Un Été au Havre / Inauguration officielle de l'exposition "Clair-Obscur" par Edouard PHILIPPE, Premier ministre
Le Premier ministre Edouard PHILIPPE, aux côtés des artistes Pierre et Gilles, pour l'inauguration de l'exposition "Clair-Obscur"

Présent au MuMa pour le lancement des festivités Un Été au Havre et l’inauguration de l’exposition Clair-Obscur, le Premier ministre Edouard PHILIPPE a rendu hommage aux artistes Pierre et Gilles, ainsi qu’à sa ville, Le Havre, "que chacun porte en soi".

Inutile de préciser que la présence, au Musée d’art moderne André Malraux, des artistes de renommée mondiale Pierre et Gilles et du Premier ministre français a donné à cette inauguration une saveur toute particulière. Pour Edouard PHILIPPE, "cet événement nous parle d’un duo mythique, ce couple inséparable, cet entre-deux formé depuis la fin des années 70 : Pierre COMMOY et Gilles BLANCHARD. L’entre-deux qualifie bien cette journée à mes yeux. C’est ce Musée Malraux planté dans la ville mais qui s’ouvre si largement vers le grand large. […] C’est ce jeu singulier auquel se livrent, pour notre plus grand plaisir, Pierre et Gilles".

Car ce 27 mai 2017 était bel et bien une journée événement. Date de lancement des festivités Un Eté au Havre, mais aussi jour d’inauguration des grandes expositions qui accompagnent ces célébrations des 500 ans du Havre. A l’image de Clair-Obscur, qui valorise un "duo indissociable, comme est souvent indiscernable dans leurs œuvres ce qui relève de la réalité ou de la recréation, du message ou de la récréation. Leur entre-deux consiste à s’amuser des codes et des clichés et à jouer avec la lumière et les matières : quoi de plus havrais, que ce jeu, quand on est d’une ville ou dialoguent constamment la lumière de l’Estuaire et le béton de Perret ? […] Car vous êtes Havrais, Pierre et Gilles ! Plutôt l’un d’entre vous l’est, et peu importe lequel, puisque l’autre l’est devenu aussi".

C’est toute la particularité de ce vernissage : la présence de Gilles BLANCHARD, né au Havre en 1953, qui se souvient avec émotion de la construction du Musée Malraux lorsqu’il était enfant et n’aurait "jamais pu alors imaginer y exposer un jour" ! "Autant dire que cette rétrospective est un retour aux sources et le MuMa le lieu naturel pour l’accueillir, a poursuivi Edouard PHILIPPE. Parce que Le Havre a toujours fait partie de leur paysage intime et qu’il a, parfois, été une source de leur inspiration. Je vous souhaite la bienvenue chez vous, Pierre et Gilles, dans cet entre-deux qu’a toujours été Le Havre. Dans cette ville qu’un Roi a fondé un jour de 1517 pour qu’elle soit la porte entre l’Ancien et le Nouveau monde."

Et de conclure, après avoir remercié toutes les personnes qui ont contribué avec enthousiasme à la réussite de cette grande exposition d’art contemporain : "Bon 500e anniversaire, Le Havre" !

"Le Havre intime que chacun porte en soi"
Devant de nombreux invités, le Premier ministre est revenu longuement sur l’attachement à sa ville, Le Havre. Après avoir fait quelques rappels historiques, et précisé que "la fondation du Havre, il y a 500 ans, est l’un des signes les plus forts de la volonté réformatrice, modernisatrice et conquérante de François Ier", Edouard PHILIPPE a ajouté "qu'évoquer Le Havre de 1517, c’est parler de nous, en 2017. […] Pouvoir fêter les 500 ans de sa fondation est une chance rare qu’ont peu de grandes villes européennes. […] Nous sommes une ville ouverte, généreuse, créative, conquérante. Nous sommes une ville industrielle, ouvrière, portuaire. Et nous en sommes fiers. Nous sommes aussi une ville de créateurs et de pionniers, dans toutes les techniques et dans tous les arts. Et nous en sommes très fiers. Et tout cela, nous allons le dire à la France, à l’Europe et au monde cette année, grâce à Un Été au Havre".
Puis en des termes plus personnels, le Premier ministre a évoqué "Le Havre intime que chacun porte en soi", fait de "souvenirs dérisoires, mais souvenirs qui bâtissent peu à peu un homme. Il n’y a qu’une ville qui peut faire ça. Et pour moi, cette ville a toujours été, et restera toujours Le Havre".