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Clarisse Crémer, navigatrice du dernier Vendée Globe

Marraine de Cap pour Elle, appel à projets dans le cadre de la Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre, elle encourage les femmes à vivre leur passion de la voile.

Alors qu'elle consacre sa vie à la navigation professionnelle depuis moins de cinq ans, Clarisse Crémer a prouvé qu'elle pouvait relever tous les défis. Meilleure navigatrice de l’histoire du Vendée Globe, elle s’engage pour que d’autres femmes puissent rejoindre le circuit de la course au large.

  • LH Océanes : Votre carrière a commencé il y a peu. Quel a été votre parcours ?

Clarisse Crémer : Je ne viens pas d’une famille de navigateurs. Je n’habitais même pas en bord de mer, mais mes grands-parents si : avec eux, j’ai appris à aimer l’Océan, à observer les bateaux. Je n’ai vraiment commencé la voile que lorsque j’étais étudiante. J’ai alors rencontré Tanguy Le Turquais, skipper devenu mon époux et qui m’a fait découvrir la Mini-Transat, course au large en solitaire et sans moyens de communication. C’est là que j’ai appris que naviguer, c’était aussi préparer un bateau, acquérir de multiples compétences : météo, mécanique, techniques de navigation, mais aussi savoir se déplacer ou dormir à bord. Cette aventure sportive correspond bien à mon goût de l’effort et du dépassement.

  • LH Océanes : Vous vous sentez plus à l’aise en solitaire qu’en équipe ?

C. C. : Le cumul d’expériences dans la course en solitaire fait que je m’y sens très bien aujourd’hui. C’est vrai aussi qu’en tant que femme on a toujours plus de mal à se faire une place intéressante au sein d’équipages mixtes. Ce travers diffus de la société s’observe aussi en mer : on a encore du mal à donner des responsabilités aux femmes, alors qu’en fait il n’y a selon moi aucun frein physique, sportif, mental ou autre à ce que les navigatrices excellent autant que les navigateurs. Je comprends que les femmes créent des équipages 100 % féminins, car c’est souvent la seule manière de découvrir de nouveaux supports de navigation et d’apprendre pour progresser.

  • LH Océanes : Est-ce pour cela que vous êtes marraine de Cap pour Elle ?

C. C. : J’ai été sollicitée par la Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre pour soutenir cette opération qui consiste à accompagner un projet porté par une femme prête à braver l'Atlantique en duo pour la première fois. J’ai participé à la Transat Jacques Vabre, et avec Alexia Barrier, l’autre marraine, nous serons disponibles pour apporter des conseils à la lauréate. La féminisation de la voile est en marche, guidée par de grandes navigatrices comme Samantha Davies, une inspiration : elle court en solitaire et en équipage, sur des bateaux différents, tout en restant accessible et sympa !

  • LH Océanes : Quels sont vos objectifs après avoir terminé 12e du Vendée Globe ?

C. C. : Je suis passionnée de course au large et rêve de refaire le Vendée Globe. C’est une somme d’apprentissages, et la solitude vous conduit à faire corps avec le bateau. Je n’ai en revanche jamais souffert de solitude à bord, la détresse étant plus liée à la fatigue. Cette épreuve m’a fait gagner en confiance en moi et en légitimité. J’ai vécu des moments de grâce qui ont donné du sens à mon parcours et confirmé que j’étais sur le bon chemin. Il me reste encore tant de choses à apprendre, sur d’autres supports et aussi en régate côtière. Je reste donc ouverte à la course, en équipage comme en solitaire.

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Clarisse Crémer en navigation