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Avec Le Havre Nature, reconnaissez le chant des oiseaux et observer les espèces de notre ville
Avec Le Havre Nature, reconnaissez le chant des oiseaux et observer les espèces de notre ville

Le Havre nature vous invite à reconnaître le chant des oiseaux et à observer les espèces présentes en ville, au Havre, depuis votre fenêtre, votre balcon, votre jardin.

Dans le cadre de la politique Le Havre Nature, la Ville du Havre mène depuis plusieurs années des inventaires des espèces animales et végétales présentes au Havre, afin de mieux connaître le patrimoine naturel havrais mais également d’adapter la gestion des espaces et les aménagements en ville.
Nous vous proposons d’identifier les oiseaux du territoire à l’aide d’une liste des espèces les plus facilement observables au Havre et établie à partir de ces inventaires.  Ceux-ci sont classés selon un ordre de popularité qui vous permettra d’aller des espèces les plus connues à celles qui le sont moins.

A nous signaler !
Vous observez des oiseaux qui ne figurent pas dans cette liste ? N'hésitez pas à partager ces autres espèces identifiées en ville et dans vos jardins, en envoyant vos photos et en indiquant la date, l'heure et le lieu d'observation (au minimum le nom de la rue) à environnement@lehavre.fr

Liste des oiseaux du Havre par ordre de popularité

Goélands bruns, marins et argentés
Souvent confondu à tort avec les mouettes, le goéland est nettement plus gros et bicolore alors que la mouette est totalement blanche. Il dispose également d’une tache rouge-orangée sur le bec qui permet à ses petits de réclamer à manger en la frappant du bec. 3 espèces de goélands sont présentes au Havre : le goéland argenté qui est le plus répandu ; le goéland brun et le goéland marin qui sont plus rares. C’est pourquoi la reproduction de ces deux espèces est protégée. Voici quelques indices pour vous aider à les différencier : les ailes de  l’argenté sont gris clair tandis que le brun et le marin sont plus gros avec une couleur des ailes plus sombre allant de gris foncé à noir. Le brun a des pattes jaunes tandis que celle du marin sont roses.

Pigeon ramier
A ne pas confondre avec le pigeon des villes dont les couleurs sont plus variables, le pigeon ramier possède une tâche blanche sur le côté du cou et niche dans les arbres. Les pigeons sont les seuls oiseaux à plonger leur bec dans l’eau et à aspirer de grandes goulées pour boire.

Pie bavarde
La pie bavarde est très reconnaissable à plumage noir et blanc caractéristique. De nombreuses légendes lui sont attribuées, en particulier celle d’être une voleuse attirée par les objets brillants. Plusieurs études scientifiques ont démontré que cela était faux. Par contre, comme son cousin le corbeau, la pie est capable de se reconnaître dans un miroir, preuve d’une conscience de soi. Leurs grands nids sont souvent facilement visibles dans les branches des arbres en ville.

Moineau domestique
Peu répandu à la préhistoire, ce petit oiseau a connu son essor avec l’apparition de l’agriculture jusqu’à devenir au 20ème siècle, l’une des espèces d’oiseaux les plus répandue. Malgré cela, depuis 1 à 2 décennies, les populations de moineaux domestiques ont connu un déclin de 75% lié à la disparition de ses habitats (haies, cavités, etc…) et des insectes dont il se nourrit.

Rougegorge familier
L’été, quand il fait chaud, ses plumes sont plaquées contre son corps, ce qui lui donne une silhouette plutôt élancée, mais lorsqu’il fait froid, afin de conserver la chaleur de son corps, le rougegorge gonfle son plumage, emprisonnant une couche d’air isolante sous ses plumes. Sa silhouette change alors totalement et il ressemble à une petite boule de plumes brune et orange.

Tourterelle turque
Avant 1950, il n’y avait pas une seule tourterelle turque en France. Vraisemblablement originaire de l’ouest de l’Asie, cette tourterelle a colonisé la Turquie au début du XVIIIe siècle. C’est à cette époque que son nom lui fut donné. Elle a ensuite continué sa progression vers l’ouest jusqu’à devenir une espèce commune en France.

Merle noir
Très reconnaissable à son plumage noir et à son bec jaune-orangé, le merle est également une espèce devenue très commune des jardins depuis la première moitié du 20e siècle. Elle est victime d’une grande prédation des chats domestiques mais également des pies qui pillent leurs nids.

Mésange charbonnière
C’est la femelle qui porte la culotte dans le couple de mésanges charbonnières. Leur chant se reconnaît facilement à sa mélodie simple et répétitive (ti-tu-ti-tu-ti-tu-ti-tu), d’où son surnom de « petit pompier ». En effet, les mâles y perçoivent les mots autoritaires de leur moitié « fais ci, fais ça, fais ci, fais ça ».

Chouette hulotte
La hulotte est la plus connue des rapaces nocturnes. Elle est à l’origine de nombreux mythes. Son surnom de Chat-huant vient à l’origine du nom des célèbres Chouans (Chat-huant en Vendéen) des guerres de Vendée qui utilisèrent son cri comme signal de ralliement.

Corneille noire
Souvent confondue avec le corbeau ou avec le merle, la corneille a longtemps été associée comme oiseau de mauvais augure. Cela est notamment dû au fait qu’elle sait faire preuve d’ingéniosité. Ce qui lui a valu d’inspirer de nombreux auteurs tel que Georges Martin pour Game of Thrones.

Etourneau sansonnet
Si vous avez déjà observé des nuées d’oiseaux virevoltants en fin d’après-midi, ne cherchez plus, il s’agit d’étourneaux. Même s’ils posent de nombreux problèmes de propreté en ville, ces oiseaux sont impressionnants pour la coordination de leurs vols avant d’aller tous se poser pour la nuit dans les arbres. Des études scientifiques ont démontré que chaque étourneau retourne dormir sur exactement la même branche d’arbre plusieurs nuits d’affilées.

Faucon crécelle
Il s’agit du rapace le plus répandu au Havre. Vous le reconnaitrez facilement car il fait souvent des vols sur place quand il cherche une proie. C’est sa technique de chasse car il est assez maladroit pour un rapace. Il doit son nom de crécerelle à son cri grinçant. Un des lieux de nidification du Havre se trouve au Fort de Tourneville. Une caméra a d’ailleurs été installée pour pouvoir filmer la nichée.

Faucon pèlerin
Facilement reconnaissable à sa silhouette en V en vol plané, il est considéré comme l’animal le plus rapide au monde. En effet, il a été enregistré à 389 km/h en piqué pour attraper une proie. Un nichoir à faucon pèlerin a été installé par les services municipaux au sommet de l’église Saint-Joseph car celui-ci fréquente le lieu pour y déchiqueter ses proies.

Grive musicienne
Très commune des jardins, la grive se nourrit de vers, d’insectes, de baies et elle est très friande d’escargots. Elle brise la coquille de ces derniers sur une pierre que l’on appelle « enclume ou forge » et qui resservira plusieurs fois. Si vous trouvez des coquilles cassées dans votre jardin, une grive est passée par là.

Pic épeiche, pic épeichette, pic mar, pic vert
Il existe 4 espèces de pics au Havre. Les plus répandus sont le pic-vert et le pic épeiche. Le premier est reconnaissable à son plumage vert contrairement aux trois autres qui sont blanc et noir et se différencient essentiellement par leurs tailles et la position du plumage rouge sur leurs têtes. Les pics se nourrissent des insectes sous l’écorce des arbres qu’ils vont chercher en avec leurs becs tambourinant à 25km/h.  Le pic mar est le plus rare mais il est présent en forêt de Montgeon.

Mésange bleue
Reconnaissables à leur couleur bleue sur le dessus de la tête. Elles garnissent leur nid de plantes aromatiques (lavande, menthe, etc…) pour le protéger des parasites.

Geai des chênes
Son cri peu chantant vous aura peut-être fait penser à celui des corbeaux ? C'est normal, ce sont de proches parents. D'ailleurs, ils partagent la même intelligence animale et sont capables de beaucoup d'astuce pour se nourrir et mémoriser de nombreuses cachettes de stockage de glands dont ils sont friands. Mais contrairement à ses cousins, son plumage est très joliment coloré.

Pinson des arbres
Le pinson des arbres ressemble au moineau mais a des couleurs plus vives. De la fin du 19ème siècle à une grande partie du 20ème, il a connu un fort déclin car celui-ci était capturé comme oiseau chanteur en cage. Une pratique d’un autre temps consistait même à les rendre aveugles pour les encourager à chanter.

Accenteur mouchet
Souvent confondu avec le moineau qui est plus mince, l’accenteur mouchet construit son nid avec des brindilles. Pour être confortablement installé, il le garnit de mousse, de poils et de plumes avant d'y pondre 4 ou 5 œufs turquoise.

Bergeronnette grise
Lorsque la bergeronnette grise marche lentement, elle hoche de la queue. C'est pour cela qu'on la surnomme aussi "hochequeue".

Fauvette à tête noire
Les fauvettes sont de grandes imitatrices des autres chants d’oiseaux. Même si elles sont principalement insectivores, elles participent fortement à la dispersion des graines par leurs déjections après avoir ingéré quelques baies.

Pouillot véloce
Le pouillot véloce est un autre petit oiseau aux teintes verdâtres sur le dos et blanc cassé sur le ventre. Son chant caractéristique à deux tons lui a valu le surnom de « compteur d'écus » chez les francophones qui trouvent que le rythme et le son métallique ressemblent à ceux de pièces de monnaie que l'on égrène.

Roitelet à triple bandeau
Mesurant moins de 9 centimètres de la pointe du bec au bout de la queue, le roitelet à triple bandeau est le plus petit de tous les oiseaux européens. C’est aussi l’oiseau le plus léger : il pèse à peine 5,5 grammes.

Troglodyte mignon
Légèrement plus grand que le roitelet, il reste néanmoins l’un des plus petits oiseaux européens. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir du caractère et de le faire savoir. En effet, malgré sa taille, son chant peut atteindre les 96 décibels.

Verdier d'Europe
Facilement reconnaissable à son plumage vert-olive. Comme le rouge-gorge, il est peu farouche et coutumier des mangeoires où il raffole des graines de tournesol.