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Culture

"De béton et de lumière", une exposition d'olivier Roche à la bibliothèque Niemeyer

"De béton et de lumière", une exposition d'olivier Roche à la bibliothèque Niemeyer

Le photographe Havrais Olivier Roche expose 25 photographies inédites prises sur le chantier de la rénovation de l’espace Oscar Niemeyer. Un travail remarquable à voir à l'atrium de la bibliothèque Niemeyer jusqu'au 19 novembre 2016.

Durant trois ans, le photographe havrais Olivier Roche a suivi le chantier de rénovation de l’espace Oscar Niemeyer et de la future bibliothèque. La scène nationale Le Volcan lui a donné carte blanche pour suivre les étapes de cet énorme chantier de restauration. De 2012 à 2015, il a régulièrement posé son appareil photo numérique sur pied doté de cet objectif à décentrement qui, vous explique-t-il, « permet de maîtriser la perspective ». Olivier Roche a pris son temps, a effectué ses repérages dans les entrailles du lieu et attendu patiemment : les rais de lumière sur la poussière en suspension, les ondulations d’une bâche en plastique, la courbe du Volcan sous la neige, l’ombre d’un goéland, un enchevêtrement d’ombres, cet arbre qui pousse dans le béton.

La mue d’un bâtiment

Des quelque 200 clichés issus de ces longues séries de pause, Olivier Roche en a sélectionné une vingtaine pour cette exposition à la bibliothèque Oscar Niemeyer. Des tirages jet d’encre pigmentaire, essentiellement en noir et blanc, donnent une vision toujours frontale, à la verticale, de l’architecture. Peu d’êtres humains. « Le sujet n’est pas le chantier, mais la transformation d’un lieu, la mue d’un bâtiment. » Et, reconnaît ce Havrais d’adoption de 44 ans, « j’ai découvert la sensualité d’un lieu, par ses formes, ses lumières ou la douceur du béton ». Attaché aux questions d’urbanisme et d’architecture, Olivier Roche se dit inspiré par l’artiste italien Gabriele Basilico (venu photographier Le Havre en 1984) et par le photographe Lucien Hervé qui a également immortalisé la ville en 1956. Il aime citer Jean Baudrillard : « Photographier n’est pas prendre le monde pour objet, mais le faire devenir objet. » Et l’objet de son travail actuel est un autre grand chantier : le Centre des congrès. Un travail « à contre-pied », qui redonne sa place centrale à l’humain.