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Des Havrais olympiques !

Ils s’envolent vers Tokyo pour vivre le rêve olympique et défendre les couleurs de la France dans leurs sports respectifs. Margaux Bailleul (21 ans, licenciée de la Société Havraise de l’Aviron, quatorze fois championne de France) et Jérémie Mion (32 ans, licencié de la Société des Régates du Havre, plusieurs titres de champion d’Europe – notamment en 2021 à l’issue des championnats en mai dernier – et du monde) portent également l’étendard havrais. Nous leur avons posé quelques questions hors champ.

Découvrez en bas de page les vidéos "Je suis au JO" de nos 2 ambassadeurs !

  • lehavre.fr : Quel est le premier souvenir relatif à votre sport ?

Margaux Bailleul : Mon stage de découverte de l’aviron, sur le bassin de la Barre, pendant les vacances de Toussaint lorsque j’étais en 4e. C’était dans le cadre de Découvrez le sport, opération menée par la Ville du Havre. L’aviron est devenu mon premier sport de compétition.

Jérémie Mion : Dans ma famille, chaque petit enfant faisait un stage de découverte de la voile, sur optimist, en Bretagne. J’avais huit ans et peur de dessaler, c’est-à-dire chavirer. Le déclic est intervenu plus tard, et notamment au Havre en terminale, quand mon entraîneur m’a encouragé à me lancer dans la préparation olympique.

  • lehavre.fr : Si vous n’aviez pas exercé cette discipline, qu’auriez-vous aimé faire ?

M.B. : Je pratiquais la voile et l’équitation. Je ne pense pas que j’aurais été aussi loin dans ces deux sports…

J.M. : J’aurais terminé mes études de kiné. En sport, j’aurais fait de la course à pied ou du trail. Parfois, je me dis que j’aurais dû faire du ping-pong ou nager, c’est moins lourd en termes de matériel !

  • lehavre.fr : Quel moment de l’histoire des Jeux olympiques est le plus marquant pour vous ?

M.B. : La course de Michel Andrieux et Jean-Christophe Rolland qui deviennent champions olympiques d’aviron à Sydney en 2000 lors d’une finale dont ils n’étaient pas les favoris. Cette course m’a fait grandir et me donne espoir.

J.M. : Les records du monde d’Usain Bolt sur 100 m et 200 m en 2012. C’était incroyable de voir l’effervescence autour de ses exploits.

  • lehavre.fr : Y-a-t-il un athlète que vous rêvez de rencontrer à Tokyo ?

M.B. : La rameuse néo-zélandaise Emma Twigg, exemplaire pour son état d’esprit. C’est mon athlète préférée ! Sinon, Clarisse Agbegnenou en judo.

J.M. : Au Japon, il sera difficile de se croiser en raison des contraintes sanitaires. J’aimerais juste rencontrer les athlètes que je connais déjà, comme ceux avec qui j’ai sympathisé lors des JO de Rio en 2016.

  • lehavre.fr : Avez-vous des porte-bonheurs ou gestes que vous pratiquez avant chaque compétition ?

M.B. : En 2016, mon coach m’a offert une peluche de tigre pour ma première finale. Elle m’accompagne partout, je la parfume de lavande avant les courses pour me détendre en la respirant.

J.M. : Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur ! Je pratique juste du yoga chaque matin pour bien débuter la journée.

  • lehavre.fr : Êtes-vous fans d’un autre sport que le vôtre ?

M.B. : J’aime beaucoup regarder les sports collectifs comme le football, le handball, le basket-ball et surtout le rugby, même si je ne comprends pas toutes les règles. Je suis aussi fan de sports de combat, comme le judo ou la boxe.

J.M. : J’aime le sport en général, surtout le triathlon et le pentathlon. En revanche, je n’ai jamais été fan d’un sportif en particulier.

  • lehavre.fr : Margaux et Jérémie, vous vous connaissez en tant que sportifs de haut niveau havrais. Que diriez-vous pour définir l’autre ?

M.B. : J’ai retrouvé une photo de Jérémie et moi prise en 2016 lors d’une remise des trophées à la Ville du Havre. Depuis, on ne manque pas de se féliciter pour nos résultats respectifs. Jérémie est courageux, capable de se démener pour terminer en beauté ses championnats. J’admire sa détermination, le fait qu’il ne baisse jamais les bras.

J.M. : Je renvoie le compliment à Margaux : déterminée et humble, toujours avec le sourire. Elle ne lâche rien, même quand c’est compliqué. Et ça paye puisqu’elle est sélectionnée pour les JO !