Entretien
Sport

Jacqueline Gandar élue sportive havraise de l’année 2015

Jacqueline Gandar élue sportive havraise de l’année 2015

Avec quatre titres de championne de France et un record de France au cours de l’année 2015, la jeune athlète du Hac n’a pas laissé la moindre chance à Charlie Dalin (2e) et au Hac tennis ballon (3e) pour le titre de sportive havraise de l’année. La jeune Margaux Bailleul (Société havraise de l’aviron) reçoit quant à elle, le prix Pascale Marquant.

  • Que signifie pour vous ce titre de "Sportive havraise de l’année" ?

Jacqueline Gandar : Après ma deuxième place l’année dernière, ce titre me fait vraiment très plaisir. Je suis très touchée car je suis convaincu que beaucoup de sportifs présents ce soir (le 7 décembre 2015) le méritaient tout autant.

  • Après 4 titres de championnes de France, vous avez vraiment le sentiment que d’autres sportifs havrais pouvaient vous prendre ce titre ?

J.G. : Je ne sais pas, mais je sais qu’il y a beaucoup de sportifs au Havre qui ont y fait de très belles performances, ce titre est donc une belle récompense pour moi.

  • Sur tous ces titres, y a-t-il un qui vous touche plus particulièrement ?

J.G. : Ce titre de "Sportive havraise de l’année" me touche beaucoup, mais j’avoue que celui de championne de France élite du 10 km obtenu à Aix les Bains a une saveur particulière. J’avais pris énormément de plaisir en course mais aussi avant et après l’épreuve. Il y avait un contexte super agréable. Anatole Bertrand venait de prendre la seconde place en junior et  Sabrina Dragon avait explosé son meilleur chrono. Plusieurs membres du club dont Sylviane Levesque s’étaient déplacés et tout le monde était content. Tout était réuni, les résultats et l’ambiance.  C’était un super moment partagé.

  • On vous voit souvent avec Sylviane Levesque justement, fait-elle partie de votre staff ?

J.G. : Non, mon entraîneur est Jean-Jacques Nouet. Sylviane est d’abord une grande championne. Dans les moments de doutes, elle a toujours été là pour me donner des petits conseils qui me permettent de reprendre le dessus et de revenir en forme. Elle a l’expérience que je n’ai pas. Je veux vraiment la remercier pour sa présence à mes côtés et tout ce qu’elle fait pour moi. 

  • Après une telle année, comment trouve-t-on la motivation pour votre dernier rendez-vous, ce week-end aux Championnats d’Europe avec l’équipe de France de cross ?

J.G : C’est un autre contexte. On sait qu’individuellement ce sera très difficile de s’approcher du podium dans un tel championnat, par contre, dans un bon jour, je pense qu’on peut faire quelque chose de très intéressant par équipe. Le résultat collectif a toujours été, à mes yeux, très important. Je pense qu’on a les moyens de grignoter quelques places pour atteindre le podium. Nous devrons toutes tout donner pour ne pas avoir de regrets à la fin !

Le skipper Charlie Dalin, deuxième sur le podium, a également répondu à nos questions et est revenu sur son année 2015, riche en événements.
  • Vous êtes de nouveau sur le podium des Sportifs havrais de l’année, vainqueur en 2014, deuxième cette année. Pouvez-vous faire le bilan de l’année écoulée ?

Charlie Dalin : C’était une très belle année pour moi en 2014, j’étais Champion de France de course au large en solitaire. Le challenge était de continuer à faire de bons résultats en 2015. Notamment sur la Solitaire du  Figaro qui est la course reine de mon circuit, sur laquelle j’arrive 2e cette année. Par contre j’ai cassé un safran durant la Generali Solo qui compte pour le Championnat de France, et j’ai malheureusement laissé échapper à ce moment toute chance de réaliser le doublé.
La saison se termine néanmoins merveilleusement car j’embarque sur la Transat Jacques Vabre avec Yann Eliès sur Quéguiner-Leucémie Espoir. C’était ma première "transat" en Imoca60. Une vraie découverte ! Et cela a définitivement confirmé mon envie de me préparer pour le Vendée Globe en 2020.

  • Qu’est-ce que cela représentait pour vous de prendre part à cette course ?

C.D. : C’est un rêve qui se réalise, après avoir passé tant de temps, gamin, sur les pontons… La Transat Jacques Vabre fait partie des grandes courses classiques. C’est un événement très réputé et pour un marin, c’est vraiment très important d’y participer.
J’avoue qu’il y a eu pas mal d’émotion lorsque j’ai quitté les pontons du Havre, mais après, une fois que tu montes sur le bateau, c’est la course et la compétition qui prennent le dessus !

  • Comment s’annonce l’année 2016 ?

C.D. : Mon bateau est actuellement en chantier à Port La Forêt, jusqu’à la deuxième quinzaine de janvier. Mon premier objectif est la Transat AG2R qui part le 3 avril depuis Concarneau, en direction de Saint-Barth. C’est une course en double, j’embarque avec Yoann Richomme qui fait partie, comme moi, de la filière Skipper Macif. J’ai remporté cette course en 2012 aux côtés de Gildas Morvan sur Cercle Vert. Le but est clairement de remporter de nouveau cette transat.
Le bateau (Figaro-Bénéteau) est ensuite embarqué sur un cargo, destination : Le Havre ! Je participe à la première étape du Championnat de France Elite de course au large en solitaire, la Le Havre Allmer Cup, du 19 au 29 mai 2016. Je me dirige ensuite vers Deauville pour le départ de la Solitaire du Figaro. Je suis arrivé 3e en 2014, 2e en 2015, j’aimerai gagner de nouveau une place sur le podium !
En parallèle, je vais continuer à travailler avec Yann Eliès, qui se prépare pour le Vendée Globe 2016. Je suis architecte naval de formation et suis très à l’aise avec tout ce qui touche à l’informatique sur un bateau. Mon rôle sera de continuer à avancer sur la partie performance. Ce va être très intéressant de suivre la préparation finale, et je suis que je vais beaucoup apprendre, en ayant toujours cet objectif de faire, moi-même, le Vendée Globe en 2020.