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Entretien
Culture

« J’aime faire entendre des textes que j’aime »

Marie-Christine Barrault au Magic Mirrors pour Un livre, un lecteur
Un livre, un lecteur - Marie-Christine Barrault : « J’aime faire entendre des textes que j’aime. »

C’est une immense actrice et une femme d’une grande générosité que le Magic Mirrors accueille le jeudi 2 juin 2016 à 20 h. Marie-Christine Barrault donnera une lecture de Déjeuners chez Germaine Tillion d’Ariane Laroux.201

  • lehavre.fr : De quoi parle l’ouvrage Déjeuners chez Germaine Tillion ?

Marie-Christine Barrault : C’est un très joli livre d’Ariane Laroux, qui est peintre et dessinatrice. Elle a déjeuné plusieurs fois avec la résistante et ethnologue Germaine Tillion. Le livre présente leurs échanges avec des illustrations, mais revient également sur leur repas. C’est absolument attendrissant. Germaine Tillion a eu une vie très remplie, elle est entrée très vite dans la Résistance, a été arrêtée, déportée à Ravensbrück, elle s’est battue pour les droits des femmes, contre la torture en Irak… Dans ces entretiens, elle raconte sa vie d’engagement et ses nombreux combats.

  • lehavre.fr : La lecture, est-ce un exercice qui vous plaît particulièrement ?

M-C.B. : J’aime faire entendre des textes que j’aime. Je suis boulimique de lecture. Pour moi, tout repose sur ce désir de partager la littérature avec le public. Quelque part, c’est ma modeste participation à l’effort qui doit être fait pour amener les gens, adultes et enfants, à la lecture. Il paraît que peu de personnes lisent régulièrement. Pourtant, le grand public vient volontiers et en nombre assister à des lectures. Dans ce cas, l’acteur devient un pont, une ouverture pour beaucoup sur la littérature. Souvent, cela donne envie aux auditeurs de lire le livre dont ils viennent d’entendre un extrait. 

  • lehavre.fr : Comment abordez-vous le public qui vous écoute ?

M-C.B. : L’acteur doit donner la musique du livre. Quand on prépare un texte, on cherche dans l’écriture le moindre petit indice que le public peut recevoir. Il faut donc simplement donner une musicalité, un rythme et voir chaque texte comme une particularité. Par ailleurs, je fais beaucoup de chant classique, j’ai donc appris à poser ma voix et à travailler mon souffle. Lorsqu’on commence un texte, un paragraphe, on sait qu’il faut avoir le souffle et la fluidité qui permettra d’aller jusqu’à la dernière phrase. Il suffit d’être professionnel !