Alerte : En raison des travaux de voirie de la rue Georges Lafaurie, la circulation sera coupée dans les deux sens mardi 25 juin de 6 h à 22 h. Suivre les déviations mises en place. Bus du réseau LiA déviés par la rue Félix Faure.

Fermer
Entretien
Culture

« Joute littéraire et oratoire »

Emmanuel Noblet, comédien, invité du Festival littéraire Le Goût des Autres 2019
Emmanuel Noblet, comédien, invité du Festival littéraire Le Goût des Autres 2019

Emmanuel Noblet est comédien. Il orchestre, en exclusivité pour Le Goût des Autres, une certaine vision du roman de Steinbeck, Les Raisins de la colère. Deux traducteurs vont s’affronter pour dire l’œuvre, Charles Recoursé et Nicolas Richard, et seront également accompagnés par un musicien, Rubin Steiner.

  • lehavre.fr : Comment s'est articulé le travail entre vous, Charles Recoursé, Nicolas Richard et Rubin Steiner ?

Emmanuel Noblet : Le travail avec Charles Recoursé et Nicolas Richard consistait à trouver un éventail intéressant de situations de traductions, entre des légendes d’une ligne des dessins du New-Yorker et un grand roman anglophone, en passant par des nouvelles courtes ou de la poésie anglaise, ou un texte original écrit avec au moins une lettre A par mot… Comment traduire cela au mieux, comment trahir nécessairement en restant toujours fidèle ? Il faut surtout arriver à restreindre cette joute littéraire et oratoire à une heure seulement pour le festival, ce qui est très court pour des débats où le choix d’un mot plutôt qu’un autre peut emmener très loin. Nous ajoutons la musique de Rubin Steiner à ce match de traduction, un peu dans l’esprit des matchs d’impros où le musicien rythme la soirée et met en ambiance les échanges. Il nous prépare des surprises bien à lui que nous découvrirons en live.

  • lehavre.fr : Qu'aimez-vous dans le roman de Steinbeck ?

E.N. : Pour plonger dans l’esprit d’une traduction il nous paraissait généreux pour le public de convoquer un monument connu de la littérature américaine ou anglaise. Les Raisins de la colère s’imposaient en lien avec le thème du festival puisqu’il s’agit là aussi d’une odyssée.

  • lehavre.fr : Quels (bons ?!) souvenirs gardez-vous de vos précédents passages au Havre et au festival en particulier ?

E.N. : Mes souvenirs du Havre remontent aux matchs d’impro avec la FRIT comme acteur débutant. Il y a eu en 2015 la représentation très forte au THV de Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, roman totalement ancré à la ville. Je pense aux précédentes éditions de ce festival dont j’aime tant l’esprit et l’ambiance, à Mathias Énard qui m’a proposé à la cantine d’adapter Boussole son Prix Goncourt 2016, à la rencontre avec Paul Auster ici l’année dernière, au sac noir de cette édition 2018 « New-York / Le Havre » que j’emporte en tournée et qui ira donc précisément à New-York en mai prochain pour ma 300e représentation... Probablement la dernière d’une odyssée personnelle incroyable !

Pour aller plus loin