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La grande aventure du Havre et des paquebots

Un Eté au Havre - Baptême du MSC Meraviglia le 3 juin 2017
Anonyme. Le paquebot France (CGT 1962-1977) dans la forme 7 au Havre.

A l’occasion du baptême du MSC Meraviglia, dont la Ville du Havre est marraine, retour, en histoire(s) sur les liens étroits et affectifs qui unissent Le Havre et les paquebots, à travers la grande aventure de la Compagnie Générale Transatlantique.

Tout est parti d’un décret impérial de 1861, qui fait de la Compagnie Générale Maritime créée 7 années plus tôt, la très officielle Compagnie Générale Transatlantique. Quelques trois années plus tard, en 1864, s’ouvre la première ligne transatlantique régulière avec le paquebot Washington. Cette date est un moment clé : le début des liaisons maritimes entre la France et le Nouveau Monde. Si d’autres grandes villes d’Europe se positionnent sur la très fameuse ligne de l'Atlantique Nord sur laquelle évoluent les plus beaux navires, la liaison « Le Havre-New York » devient rapidement mythique au point de la renommer « French Line ». Dorian DALLONGEVILLE, directeur du patrimoine de French Lines rappelle que le nom donné à l’association créée en 1995 pour la sauvegarde et la pérennisation des fonds de la Compagnie Générale Maritime (CGM) et de la Société Nationale Corse Méditerranée (SNCM) est « en partie lié à cet héritage historique et affectif ».

Le Havre, le point d'ancrage avant les Etats-Unis

Le Havre devient un véritable point de convergence en France. Des milliers de migrants qui veulent tenter leur chance et faire fortune aux Etats-Unis font étape dans la ville normande avant d’embarquer. Cette ligne a un destin tout particulier, et au fil des années et des traversées, verra défiler tout ce que la société de l’époque compte d’hommes politiques, d’artistes, de sportifs, de comédiens et d’auteurs, notamment durant l’âge d’or des transatlantiques entre 1910 et 1930. Ce qui était à l’origine une traversée nécessaire devient un voyage où luxe et confort ne cessent d’évoluer. La durée-même du trajet est sans commune mesure : de 13 jours pour Washington en 1864, il ne faut plus que 4 jours au paquebot Normandie pour rallier les Etats-Unis en 1935. La ligne française est alors la plus importante de l’Atlantique Nord, Le Havre est la porte d’entrée du marché américain.

La Seconde Guerre mondiale et, surtout, la concurrence du transport aérien qui se développe à grande échelle et à grande vitesse dans les années 60/70 auront malheureusement raison de ces transatlantiques et inciteront les compagnies maritimes à orienter leur activité vers le transport de marchandises.

« Il y a aujourd’hui une sorte de retournement de l’histoire, conclut Dorian DALLONGEVILLE. Une nostalgie et un regain d’intérêt pour la croisière, et l’envie de prendre le temps du temps. En témoigne le baptême le 3 juin au Havre du MSC Meraviglia, mais aussi la transatlantique Le Havre-New York qu’effectuera cette année, du 15 au 22 septembre 2017, le Queen Mary 2 (Compagnie Cunard). C’est une expérience incroyable et mémorable. La possibilité de prendre part à la légende des grandes transatlantiques. »

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