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"Le 21 septembre, rendons le monde plus propre tous ensemble !"

Fanny Asselin, membre du collectif Nettoyer la plage du Havre
Fanny Asselin, membre du collectif Nettoyer la plage du Havre

Le World Clean Up Day aura lieu le 21 septembre. Créé en Estonie en 2008 par une poignée de citoyens, le mouvement s’est rapidement étendu partout dans le monde. L’idée, un peu utopiste, mais bien concrète, est de nettoyer la planète en un jour. Le 15 septembre 2018, 200 000 personnes se sont mobilisées en France sur 3 000 sites différents. Au niveau mondial, cela représente 157 pays et 18 millions de personnes.

  • lehavre.fr : Comment est né le collectif Nettoyer la plage du Havre ?

Fanny Asselin : Juste après les terribles tempêtes de 2017, quand nous avons vu tous les déchets qui s’étaient répandu. Nous avons été quelques-uns à nous mobiliser, notamment des membres de la Surfrider Fondation et Anna Bavencoffe, pour nettoyer la plage. Nous avons largement diffusé un événement via Facebook, et créé une page dédiée aujourd’hui suivie par 1600 personnes.
Depuis, nous organisons des ramassages réguliers, environ un mois par mois. Nous sommes une dizaine de bénévoles à gérer l’organisation, mais de plus en plus de personnes nous rejoignent pour participer aux nettoyages. Il y a tous les âges, des groupes d’amis, des familles. Nous faisons aussi des ramassages dans la forêt, mais c’est bien à la plage qu’il faut intervenir régulièrement : la mer nous rend ce qu’on a déversé et qui ne lui appartient pas…

  • lehavre.fr : Comment cela se déroule-t-il ?

F.A. : On donne une heure de rendez-vous, et on demande aux participants de venir de préférence avec des sacs réutilisables, et des gants. On fait un petit briefing sur les déchets à privilégier : plastiques, emballages, bouteilles, caoutchouc... On donne quelques consignes, en particulier à destination des enfants, afin d’éviter toute blessure. Le ramassage dure entre une heure et demie et deux heures. On se retrouve ensuite pour mettre les déchets à la benne ou les trier, quand c’est possible. Cela se termine autour d’un goûter offert par nos partenaires, les participants ont souvent envie d’échanger. C’est un temps convivial de discussions et de rencontres.

  • lehavre.fr : En quoi consistait votre mission ?

F.A. : Au départ, j’ai appris un peu de secourisme. On nous a appris à faire des pansements et à faire du brancardage pour pouvoir être utiles si des bombardements avaient lieu. En général, on m’appelait au collège ou si j’étais chez moi, on venait me chercher. On allait au poste de commandement (PC) des Équipiers nationaux, qui se trouvait rue Maréchal Gallieni. Nos missions consistaient souvent à aider les sinistrés à débarrasser leur maison quand il y avait quelque chose à récupérer. On faisait ce que j’appelle de la voiture à bras parce qu’il n’y avait pas de voiture pour transporter les objets.

  • lehavre.fr : N’est-ce pas un peu… paradoxal ?

F.A. : Bien sûr ! Personnellement, et comme beaucoup, j’aimerais ne pas avoir à le faire ! D’ailleurs, certains disent que notre action est illusoire ou encore que c’est aux pouvoirs publics et à l’Etat de s’en charger… Sauf qu’ils ne peuvent pas toujours tout faire, ni être partout. Par ailleurs, selon moi, demander aux autres n’est pas une une bonne solution. La réalité est là, sous nos yeux. Personnellement, si je ne le faisais pas, je n’aurais pas bonne conscience.

  • lehavre.fr : Quelles évolutions avez-vous vue depuis le début de cette mobilisation ?

F.A. : La population est de plus en plus concernée et active. Les enfants ont des réflexes aujourd’hui que les aînés n’avaient pas au même âge. Les écoles organisent des ramassages réguliers. Quant au volume de déchets… je ne sais pas s’ils diminuent. C’est très variable en fonction des marées, des vents, des courants. Parfois sur les galets, il n’y a pas grand-chose. Et il suffit d’un fort coefficient de marée pour que de nombreux déchets soient déversés. Il y a notamment les vestiges de la décharge de Dollemard, qui est un sujet de discussion et de travail actuellement avec la municipalité.

  • lehavre.fr : Comment s’est passé le World Clean Up Day l’année dernière ?

F.A. : Nous avons co-organisé l’événement, avec notamment la municipalité qui a mis à disposition des bennes pour trier et récupérer les déchets. C’est important que ce genre d’événement se diffuse, dans les petites localités comme dans les grandes. De montrer qu’on est tous concernés au niveau international et que chaque geste est important. Au Havre, nous avons été environ 200 personnes, et cela s’est déroulé dans la continuité des actions qu’on monte tout au long de l’année. C’était un beau moment !

  • lehavre.fr : Comment va se passer celui du 21 septembre ?

F.A. : Rendez-vous à la plage à 10 h pour l’accueil et le briefing. Il faut qu’on soit plus nombreux que jamais !

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