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Margaux Bailleul : "Dans mon cœur et ma façon de faire, j’ai représenté un maximum le territoire et les Havrais"

Pour sa première participation aux Jeux Olympiques à Tokyo en juillet dernier, Margaux Bailleul n’a pas à rougir de sa 9e place en aviron quatre de couple. Retour sur cette expérience enrichissante et prometteuse pour les futures compétitions qu'elle envisage.

  • lehavre.fr : Avec tes coéquipières, tu as décroché la 9e place de la compétition en quatre de couple aux JO de Tokyo. Quelles sont tes impressions sur ta première participation à cette compétition ?

Margaux Bailleul : C’est ma première olympiade et c’était vraiment impressionnant d’entrer dans le village olympique, on rencontre des champions de toutes disciplines et nationalités avec qui on peut partager nos expériences, j’ai beaucoup aimé l’ambiance. Après lorsqu’on arrive sur le bassin de la compétition, cela m’a vraiment fait penser aux championnats du Monde dans la gestion et l’organisation parce qu’on est entre rameurs.

  • lehavre.fr : Comment as-tu vécu la préparation à la première course là-bas ? 

M.B. : Mes coéquipières et moi sommes arrivées 5 jours avant la course donc on a eu le temps de prendre nos marques sur le village. Ça nous a permis de vite nous acclimater et de ne pas trop subir l’écart avec la vie et le décalage horaire français. Le huis-clos était cependant présent et symbolisé par des tribunes vides, même les autres sportifs n’avaient pas le droit de venir assister à nos courses. On était vraiment dans notre bulle, donc ce côté-là était un peu spécial. Mais je ne peux pas comparer à d’autres JO puisque ce sont mes premiers !

  • lehavre.fr : Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

M.B. : Nous savions que nous ne partions pas du tout favorites. Donc il fallait qu’on puisse vraiment faire de bonnes courses. Nous avions tout à tenter ! On a pris les repêchages comme une seconde chance et nous les avons plutôt bien préparés. On a réalisé de bonnes courses, donc globalement, on a maintenu notre niveau malgré un niveau international qui a beaucoup augmenté. Les huitièmes de finale n’était vraiment pas loin. Après nous avons dû également faire avec les conditions climatiques là-bas. Notre pire ennemi c’est le vent ! Pendant notre compétition, on nous a annoncé le passage d’un typhon, ça a décalé les courses et on a dû s’adapter.

  • lehavre.fr : En tant que licenciée de la Société Havraise de l’Aviron, comment as-tu représenté la Communauté urbaine et Le Havre lors de cette compétition ?

M.B. : En arrivant sur le village, j’ai eu la magnifique surprise de recevoir la vidéo de soutien réalisée avec mon club, mes proches et les autres ambassadeurs du territoire. Ça m’a permis de me rendre compte à quel point j’étais encouragée, que je n’étais pas toute seule face à cette compétition. Ça m’a vraiment fait plaisir et je ne vous cache pas que ça m’a beaucoup émue. J’ai beaucoup apprécié ce petit geste ! Dans mon cœur et ma façon de faire, j’ai représenté un maximum le territoire et les Havrais.

  • lehavre.fr : Quelle expérience cela t’apporte dans ta vie de sportive de haut-niveau ?

M.B. : Ça m’a apporté énormément de maturité, ça m’a fait grandir. Pour les prochains Jeux, je saurai à quoi m’attendre en termes de niveau.

  • Quel est ton prochain défi en termes de compétition ?

M.B. : La prochaine compétition, ce sont les championnats de France qui ont lieu le 27 septembre 2021, ensuite la session des compétitions d’aviron commence réellement en avril. Donc j’ai encore un peu de temps ! Après cette année remplie de stages où j’étais rarement chez moi, toujours en déplacement, je vais d’abord prendre des vacances. Souffler un peu, couper avec l’entraînement et prendre le temps de retrouver mes proches et ma ville.