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Solidarité

Marie-Christine Lebreton : « On a toujours besoin de bénévoles »

Présidente de la Société Havraise de Protection des Animaux (SHPA) depuis septembre 2022, Marie-Christine Lebreton souhaite dynamiser et donner de la visibilité à la SHPA, via les réseaux sociaux, mais aussi avec la mise en place de mécénats et partenariats avec d’autres associations. L’objectif : donner toujours plus envie d’adopter les pensionnaires.

Publié le 16/01/2023

  • lehavre.fr : Pourquoi avoir choisi la SHPA plutôt qu’une autre association ?

Marie-Christine Lebreton : Comme beaucoup de bénévoles, j’ai commencé seule à sauver des animaux, à les stériliser à mes frais et j’ai fini par me diriger vers les associations. Au départ, j’étais investie dans une association essentiellement dédiée aux chats à Fontenay.  Puis, l’association a dû fermer par manque d’argent et on m’a conseillé de me renseigner à la SHPA. Je me suis très vite retrouvée vice-présidente de l’association.

  • lehavre.fr : En ce début d’année, quels sont les grands besoins de la SHPA ?

M-C. L. : On est toujours en recherche de bénévoles. Par exemple, nous sommes en manque d’enquêteurs en maltraitance animale. Ce sont des bénévoles qui peuvent se rendre sur les lieux d’habitation, estimer s’il y a maltraitance ou non. Dans certains cas, ça permet à l’association de faire de la pédagogie auprès des propriétaires qui ne se rendent pas forcément compte qu’ils n’ont pas les bons gestes, ni les bons comportements avec leurs animaux. Nous ne recherchons pas un profil particulier, il suffit d’être sociable, à l’écoute et dans l’échange. Et puis, on a toujours besoin de personnes qui ont envie de s’investir auprès des animaux du refuge : promener les chiens, tenir compagnie aux chats, etc. Et bien sûr de nourriture, de brosses, de produits ménagers ou de couvertures.

  • lehavre.fr : Comment financez-vous l’association ?

M-C. L. : C’est grâce aux dons que le refuge peut vivre et améliorer le quotidien des animaux. L’adhésion représente un don très important pour nous. À 30 euros par an, déductible des impôts, cela permet d’avoir une petite rentrée d’argent. Il est possible de faire un don et/ou adhérer en ligne avec beaucoup de souplesse : prélèvement unique ou mensuel, tout est possible. Pour vous donner une idée, l’association aurait besoin de 30 000 euros par mois pour fonctionner convenablement. On est donc aussi à la recherche de mécènes. En janvier, nous allons nous associer à Sunrise Charity, plateforme de récolte de dons qui regroupe différentes associations à visée humanitaire. L’idée serait d’intégrer cette plateforme pour avoir plus de visibilité auprès des personnes qui veulent donner pour les animaux.

  • lehavre.fr : Justement, avec qui travaillez-vous sur le territoire pour vous donner de la visibilité ?

M-C. L. : En janvier, avec notre présence sur Sunrise Charity, nous nous engageons à recevoir des enfants pour les sensibiliser à la protection des animaux. Pour l’année 2023, on aimerait se joindre à différentes associations du territoire. Nous avons un projet avec l’AHAM (Association Havraise pour l’Accueil, la Médiation et l’Insertion), pour travailler avec des enfants en difficulté autour de la protection des animaux. Nous les recevrons au sein de la SHPA et leur expliquerons ce qu’il faut faire et ne pas faire. C’est un beau projet, les enfants ne parlent plus que de ça !

  • lehavre.fr : Que faut-il rappeler aux personnes qui voudraient adopter ?

M-C. L. : Ne pas hésiter à aller voir nos animaux sur nos réseaux : site internet, page Facebook, compte Instagram et récemment notre compte TikTok. Les adoptions se font sur rendez-vous. Cela permet de prendre le temps avec la personne, d’évaluer sa bonne foi et d’identifier un animal qui pourra vivre en harmonie avec elle. Depuis octobre, il est d’ailleurs obligatoire de signer un certificat d’engagement une semaine avant l’adoption. J’aimerais souligner que les chatons ne sont pas présents au refuge, ils sont mis en famille d’accueil la semaine pour éviter la prolifération de maladie. Il est aussi important de noter que nous ne pouvons pas accepter d’animaux errants. Ils doivent d’abord passer en fourrière, où ils seront vaccinés et pucés, et, par la suite, on pourra les recueillir.