Solidarité

Restos du cœur : aider à surmonter une difficulté

Restos du cœur : aider à surmonter une difficulté

Les Restos du cœur, dont la campagne d’hiver démarre le 25 novembre, ont déménagé sur deux sites. L’occasion de revenir sur les actions de l’association qui ne se cantonnent pas à l’aide alimentaire, loin de là.

La section Le Havre-Littoral des Restos du cœur compte douze centres sur la région, et un chantier d’insertion (à Dieppe). Celui du Havre, qui se trouvait jusqu’à l’année dernière dans le quartier Danton a été contraint de déménager. Faute de trouver un espace d’une surface au moins équivalente, l’association a investi deux lieux : l’un situé dans le quartier de la Mare-au-Clerc et le deuxième rue Jean-Jacques Rousseau, quartier Massillon.
« Près de 2 500 familles sont inscrites aujourd’hui, explique Nathalie Lutsen, administratrice déléguée, une grande majorité étant constituée de gens au chômage, mais aussi de travailleurs pauvres, de personnes isolées, de migrants et environ 600 étudiants. »

Un accompagnement personnalisé

Si l’aide alimentaire est le point d’entrée connu des Restos, c’est loin d’être son seul objectif : « Chaque personne qui fait appel à nous est accompagnée par un bénévole car nous souhaitons connaître les raisons qui l’ont amené à venir aux Restos. On ne se cantonne jamais à une simple distribution, il y a toujours un entretien personnalisé. De là, outre les denrées alimentaires, nous servons de relais pour toutes sortes de problématiques. Nos nombreux partenaires, tels que Pôle Emploi, la CAF, la Sécurité sociale, la justice, etc., nous permettent d’aider au mieux chaque bénéficiaire afin qu’il puisse surmonter ses difficultés. » Trouver un numéro de téléphone, remplir un document, lire un imprimé, se connecter à un service… c’est aussi tout ça les Restos. Et plus encore : des bénévoles donnent des cours d’alphabétisation, une coiffeuse offre également ses services, des vacances sont organisées pour certains bénéficiaires chaque année.
« Nous sommes aujourd’hui 450 bénévoles, ajoute Nathalie Lutsen. Nous avons encore besoin de monde ! Chacun donne de son temps et de ses compétences comme il peut et comme il veut. Nous cherchons, entre autres, des gens pour la gestion des stocks ou encore le management des équipes. »