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Une sculpture érigée en mémoire de Jules Durand

A l’occasion du centenaire de la réhabilitation de Jules Durand, une sculpture réalisée par Hervé Delamare a été érigée sur le quai Colbert en sa mémoire.

La sculpture se trouve à l’aplomb de la passerelle Hubert Raoul Duval, juste devant le centre commercial des Docks Vauban, ancien quai au charbon et ancien lieu de travail du syndicaliste. Réalisé par le plasticien havrais Hervé Delamare, le buste de Jules Durand, posé sur un socle, a été élaboré à partir de métal renforcé et de silicone. Un ouvrage intitulé Jules Durand – Lettres de prison vient également de paraître. Il dévoile les courriers envoyés à ses parents, à sa fiancée et à ses amis syndicalistes depuis sa cellule de la prison Bonne-Nouvelle à Rouen où il fut incarcéré de  1910 à 1911.

Il y a cent ans, le 15 juin 1918, le syndicaliste havrais Jules Durand, docker charbonnier sur le port du Havre était innocenté par la Cours de cassation. Secrétaire du syndicat des charbonniers, il est tristement connu des Havrais pour avoir fait l’objet d’une terrible erreur judiciaire. Il fut condamné à mort en décembre 1910 pour sa « responsabilité morale » dans la mort d’un chef d’équipe non gréviste. Des accusations construites sur de faux témoignages. A l’époque, Jules Durand fut l’un des principaux acteurs d’une grève des charbonniers en lutte contre la mécanisation de leur métier et la vie chère. Suite à une forte mobilisation en sa faveur, il est finalement innocenté et libéré huit ans plus tard. Il n’oubliera jamais cette condamnation injuste et tombera dans la folie, avant de décéder quelques années après sa libération. La Ville du Havre en collaboration avec l’association « Les amis de Jules Durand » ont érigé une statue à son effigie, quai Colbert, le 15 juin dernier, date d’anniversaire de sa réhabilitation. 

Jules Durand, Lettres de prison, l’Harmattan, 122 pages, 2018.