Solidarité

Violences faites aux femmes : brisons le silence

Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes

En 2022, 143 femmes ont été tuées en raison de leur genre en France. Le 25 novembre, Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Ville du Havre met en place des moments d’échanges pour sensibiliser ses habitants. Sur le territoire, des structures et des professionnels sont formés pour aider les femmes à sortir de ces cycles de violences.

Publié le 09/11/2023

« Arrêtons les violences. » En France, les femmes et les filles sont souvent exposées à des formes graves de violences. Qu'elles soient psychologiques, physiques ou bien économiques et administratives, les violences sexistes et sexuelles sont interdites et punies par la loi. Pour aider les femmes qui subissent ces abus ou si une personne est témoin de ce genre de comportement, de nombreux outils et structures existent pour s’informer, dénoncer et stopper les cycles des violences qu’une femme peut endurer. Sur le site arretonslesviolences.gouv.fr, le numéro national de Violence femme info, le 3919, est mis à disposition avec d’autres outils pour identifier et être sensibilisé aux comportements violents. La plateforme en ligne memo-de-vie.org, gratuite et sécurisée, permet aux victimes de violences de témoigner, sauvegarder des récits et des documents officiels, et accéder à des ressources clefs selon la situation. L’icône « vite, je quitte », renvoie sur la page de la CPAM, de Météo France ou encore du service public, et permet ainsi de sortir de la plateforme en toute discrétion.

Au Havre, des professionnels vous accompagnent

Intervenants sociaux, professionnels de santé, de justice, policiers ou gendarmes, au Havre nombreux sont ceux qui peuvent aider ou intervenir dans une situation de violence conjugale ou intrafamiliale. L’Association femmes et familles en difficulté de Normandie (AFFD) et l'Aide aux victimes par la réparation et l'entraide (AVRE 76) accompagnent en matière d’écoute, de psychologie et proposent aussi des hébergements aux femmes victimes de violence. Si une procédure pénale doit être engagée, c’est vers les Maisons de Justice et du Droit (MJD) que les victimes peuvent se diriger – celle du Havre est située à Caucriauville. Lorsque les violences sont psychologiques, physiques ou sexuelles, les professionnels de santé peuvent également être la porte d’entrée pour parler des violences subies. À l’hôpital Jacques Monod, une unité de suivi des femmes vulnérables a été mise en place pour proposer une prise en charge santé et entreprendre des soins médicaux adaptés. Les policiers comme les pompiers du territoire sont également formés pour recueillir le témoignage des victimes et traiter plus rapidement les dossiers qui comportent des violences envers les femmes ou intrafamiliales.

En novembre, des rendez-vous pour sensibiliser

Tout au long du mois de novembre, les Fabriques du Havre organisent des actions pour échanger sur cette problématique avec les habitants.

Découvrir tous les rendez-vous

Le Violentomètre, comment évaluer son consentement

Conçu par les Observatoires des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris, l’association En Avant Toute(s) et la Ville de Paris, le Violentomètre est un outil simple et utile pour « mesurer » si sa relation de couple est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences. En s’inspirant de supports existant en Amérique latine, cette échelle de consentement permet d’aborder les relations amoureuses, du stade « Profite : ta relation est saine quand… » à celui de « Protège-toi, demande de l’aide : tu es en danger quand… », et aide les couples à décrypter, dans leur relation, la présence ou menace de violences sexistes et sexuelles. La Ville du Havre participe à cette campagne en déclinant le Violentomètre et les numéros utiles en cas de violences sur les sacs à pain d’une cinquantaine de boulangeries à partir du 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

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