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Exposition

Denis Hernandez

Du 14 mars au 13 avril 2019 - Galerie Art en Seine

Denis Hernandez, peintre et pastelliste.

"Le travail du pastel est souvent associé à une certaine intimité. Par les thèmes qu’il aborde, il met l’image en résonance avec notre vie intérieure. L’aspect soyeux et délicat de ce medium, on le sait, se prête à merveille au portrait ou à la nature morte. Chez Denis Hernandez, loin de nous confiner dans une vision statique et convenue du monde, il nous renvoie sans cesse vers l’extérieur, magnifiant la nature et les forces vives qui l’animent : mouvements houleux de l’océan, fluidité des sources et des cours d’eau, arbres mus par le vent, présence des éléments dont la rencontre heureuse est source d’harmonie, don de joie. 

Ayant suivi de près le travail de Denis Hernandez, j’ai pu voir sa facture s’assouplir et son dessin aller d’un pas tranquille à l’essentiel, comme s’il insufflait au sujet cette part de poésie qui en fera toute la saveur. L’onctuosité de ses œuvres provient aussi de l’importance qu’il donne à la lumière dont les variations incessantes constituent pour l’artiste un défi. Cette lumière que le poète Yves Bonnefoy voit comme l’élément fondateur de la peinture comme de la poésie (ce qui nous interpelle), est pour Denis source d’inspiration. Elle recèle en elle un mystère lié à la vie même et à son jaillissement sans fin. Que le Livre de la Genèse la situe à l’origine même de la vie n’est en rien le fruit du hasard. La lumière peut-être associée à l’esprit planant sur les eaux.

La nature, dont l’homme, par ses inventions, a cru pouvoir impunément se soustraire, est un bain d’énergie dont le peintre a su trouver en lui l’écho, comme si chaque tableau devenait la métaphore de sa météo intérieure. C’est en se plongeant dans la contemplation qu’il puise l’élan nécessaire à la maîtrise de son travail. Chez les peintres-calligraphes d’Extrême-Orient, vient un moment où la pratique efface toute différence entre l’artiste et l’arbre qu’il dessine. Comme si peintre et sujet ne faisaient qu’un. C’est dans cet accord parfait que se situerait le talent. Il s’agit d’épouser la vibration du monde qu’on ne peut vraiment percevoir qu’en état de disponibilité, cet état même que les mystiques appellent chaque jour de leur vœu. "

Luis PORQUET, lauréat de l’Académie française