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Exposition
Un Été au Havre

Le génie de la nature

Du 17 février 2018 au 11 mars 2019 - Muséum d'histoire naturelle - Musée

Tout récemment rénové, le muséum d’histoire naturelle propose de découvrir Le génie de la nature, une exposition ambitieuse qui met pleinement en valeur ses nouveaux espaces et révèle la richesse de son patrimoine naturel.

Du 17 février 2018 au 10 mars 2019, Le génie de la nature a été coproduite avec le collectif « Géniale Nature » autour des photographes Sabine Bernert et Christine Denis-Huot. L’exposition accompagne la réflexion du public autour de l’avenir de la faune et de la flore mondiales. Elle fait écho à des projets scientifiques de conservation de la nature (comme lors de l’exposition Antarctique en 2013-2014). « La présentation d’animaux du monde entier montre à la fois la diversité et la fragilité d’une nature en danger, avec une approche optimiste qui montre que l’on peut tous agir », s’enthousiasme Sandrine Dunoyer qui voit dans cette exposition l’esquisse d’un futur parcours permanent. Pour donner l’envie d’être acteur et curieux, le muséum mise encore une fois sur l’immersion, le jeu et la découverte sensorielle. Fidèle à sa vocation, il déploie tout un programme de visites thématiques, ateliers jeune public, spectacles, conférences, films, contes ou musique.
Parmi les belles surprises de l’exposition, la girafe suspendue dans les airs, en mouvement et en dialogue avec le rhinocéros lui aussi naturalisé que connaissent bien les visiteurs : avec ses 4,60 m de hauteur, elle symbolise une nature en mouvement et à préserver. « Cette exposition fera date et consacre la nouvelle présentation du musée qui propose images et spécimens restaurés pour mieux connaître la nature et nous sensibiliser à sa protection », précise Sandrine Dunoyer.

Des trésors accessibles à tous

Derrière ses vénérables murs du 18ème siècle, le muséum a longtemps caché son jeu. Désormais baigné par la lumière du jour et entièrement repensé pour conforter ses missions d’accueil des publics, de médiation et d’animation culturelle, l’établissement affiche clairement les ambitions d’un musée engagé autour des questions de la biodiversité.
Avec la volonté de rendre ses trésors accessibles à tous, le muséum installe au rez-de-chaussée une bibliothèque comprenant 20 000 titres sur les oiseaux, les voyages, l’exploration, l’Océanie, sans oublier les livres de jeunesse. « Le muséum, déjà point de contact entre le public et le patrimoine, verra son rôle de médiation accru par une approche innovante de mise à disposition publique d’une partie de ses collections », annonce Sandrine Dunoyer, adjoint au maire en charge de la culture.
Doté d’une collection impressionnante, l’établissement n’en poursuit pas moins une politique d’acquisition intelligente : rien qu’en 2017, des spécimens animaliers issus de parcs zoologiques (hyène, babouins, singes, loups…) ou encore des dessins destinés fonds exceptionnel autour du naturaliste Lesueur ont rejoint le patrimoine muséal.

Un rayonnement international

On le sait peu mais la collection Lesueur est aussi un fer de lance de la visibilité du musée en France et à l’international. Composé de 3626 dessins et 4194 manuscrits, le fond dédié au naturaliste explorateur havrais s’est récemment enrichi de 3 dessins de Nicolas-Martin Petit,, compagnon de voyage de Lesueur pendant le Voyage aux Terres Australes (1800-1804) acquis en novembre en vente aux enchères à Paris Drouot. Environ 500 dessins ont quitté Le Havre et la France en 2016 pour une série d’expositions à travers toute l’Australie, que Charles-Alexandre Lesueur fut l’un des premiers à cartographie et décrire. D’ici fin 2018, pas moins de six villes auront accueilli les documents prêtés sous formes d’expositions temporaires, d’Adelaïde à Perth, de Canberra à Sydney en passant par la Tasmanie. Cette coopération, sorte de retour aux sources, bénéficie du soutien des ambassades française en Australie et australienne en France et illustre l’importance fondamentale du fonds havrais dans la relation entre nos deux pays.

Des collections riches et diversifiées
Les collections du muséum d’histoire naturelle recensent près de 200 000 objets, soit 40 tonnes de témoins allant de la taille d’une puce à celle d’une girafe ou d’un rhinocéros !  Ils forment le socle du musée, reflétant la richesse des collections de paléontologie, zoologie, préhistoire, ainsi que son fonds iconographique : on compte notamment plus de 120 000 fossiles ou encore 8 000 dessins ou manuscrits qui constituent le fonds – unique au monde - du naturaliste havrais Charles-Alexandre Lesueur. Pas moins de 200 objets servent même de références internationales aux naturalistes du monde entier. Au cours des dix dernières années, les collections et réserves ont été inventoriées, restaurées et numérisées. En 2019, 30 000 de ces objets seront librement accessibles dans le cadre d’une pédagothèque : enseignants, chercheurs mais aussi amateurs d’objets insolites pourront ainsi découvrir des pièces inédites.

Une taxidermiste aux petits soins
Claire Gohard est taxidermiste au muséum d’histoire naturelle. Elle veille sur la santé des animaux préparés et intervient en cas de besoin pour leur réparation ou restauration. La taxidermie en musée se différencie de celle que l’on connaît par ailleurs par le fait qu’elle respecte scrupuleusement les postures de l’animal dans la nature. Grâce aux partenariats noués avec des zoos ou centres aquatiques, le muséum récupère ainsi des dépouilles qui auraient sinon été détruites. C’est ainsi qu’a été accueillie la girafe Kiwombo du parc Cerza qui, après avoir été confiée à un spécialiste en région lilloise, accueille désormais les visiteurs du musée. « La présence d’une taxidermiste de musée permet à ce dernier d’être ambitieux dans la constitution de collections rares et de qualité », constate Sandrine Dunoyer, adjoint au maire en charge de la culture.