Exposition
Un Été au Havre

Né(e)s de l'écume et des rêves

Les artistes et la mer du XIXe siècle à nos jours

Du 5 mai au 9 septembre 2018 - MuMa - Musée d'art moderne André Malraux

Depuis le 5 mai et jusqu'au 9 septembre, le MuMa accueille une nouvelle exposition : Né(e)s de l'écume et des rêves rassemble pour la première fois 180 œuvres des XIXe et XXe siècles autour du thème de la mer et de l’imaginaire qu’elle suscite chez les artistes.

Après Vagues. Autour des paysages de mer de Gustave Courbet en 2004, puis Sur les quais. Ports, docks et dockers, de Boudin à Marquet en 2008, Signac et les ports de France en 2010 ou encore Pissarro et les ports. Rouen, Dieppe, Le Havre en 2013, le MuMa poursuit son exploration du thème maritime sous l’angle de l’art. Cette fois, avec Né(e)s de l’écume et des rêves, Annette Haudiquet, directrice du MuMa, Denis-Michel Boëll, conservateur général du Patrimoine et Marc Donnadieu, conservateur en chef du Musée de l’Elysée (Lausanne), ont réuni un ensemble inédit d’œuvres issues de nombreuses collections publiques et privées françaises et internationales (dont le Centre Pompidou, le Musée d’Orsay, le Petit Palais, le Musée Rodin, la Cinémathèque française, l’Indianapolis Museum of Art, la Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague, etc.)

De la science à l’art

Dans le cadre idéal d’un MuMa ouvert sur la mer, l’exposition propose un parcours autour de l’imaginaire maritime. Vénus, sirènes, monstres marins, méduses, les peintres revisitent un thème déjà exploité mais complètement renouvelé. En effet, au XIXe siècle, les artistes ont été fortement marqués par les découvertes scientifiques (premier câble téléphonique entre l’Europe et l’Amérique, premiers laboratoires de zoologie marine, etc.) : le photographe Louis Boutan expérimente ainsi pour la première fois la photographie sous-marine peu après que Jules Verne a publié 20 000 lieues sous les mers, tandis que les fantasmagories marines surgissent sous les pinceaux d’Odilon Redon et Gustave Moreau. Les surréalistes s’emparent au XXe siècle. eux aussi  de l’imagerie suscitée par une mer réelle ou fantasmée, comme Man Ray ou Brassaï. Plus près de nous, alors que l’océan devient une cause à défendre, des artistes comme Nicolas Floc’h participent à leur manière à la fascination qu’exercent les fonds marins sur leur travail. L’exposition propose ainsi un parcours extraordinaire sur deux siècles, au travers d’une grande variété d’artistes, d’arts et de regards sur l’imaginaire marin. A ne pas manquer !