Exposition
Un Été au Havre

Sisyphus Casemate d'Henrique Oliveira

Un Été au Havre 2019

Du 29 juin au 22 septembre 2019 - Les Jardins Suspendus

Une oeuvre hybride quasi vivante, créée in situ.

L’artiste brésilien Henrique Oliveira livre ses créations au public comme un travail ouvert à un large éventail d’interprétations possibles, où chacun peut forger sa propre opinion. Sa création originale in situ aux Jardins suspendus est une œuvre hybride, quasi vivante, faite de différents bois. Cette sculpture, monumentale, organique, familière dans son apparence, porte en elle une forme de mystère qui pousse le spectateur à s’interroger sur ce à quoi il fait face. Œuvre aussi énigmatique qu’évidente, elle prend naturellement sa place au cœur d’un jardin botanique dédié à la préservation de la nature. Installée dans m’une des alvéoles du bâtiment, elle rompt avec l’architecture rigoureuse des lieux, et en épouse les formes, les creux et les fissures.

Henrique Oliveira Sculpteur et peintre - Né en 1973 au Brésil, vit à Sao Paulo et New-York

Diplômé de l’Université de São Paulo en 1997, il développe depuis 2003 des installations in situ pour lesquelles il utilise le plus souvent des matériaux issus du contexte urbain, notamment le bois de « tapumes » provenant de palissades de chantier récupérées dans les rues de São Paulo. L’artiste s’inspire entre autres d’ouvrages médicaux, plus particulièrement les études effectuées sur les pathologies physiques telles que les tumeurs.

Fer de lance de la jeune génération d’artistes brésiliens, Henrique Oliveira expose régulièrement au Brésil, aux États-Unis et en Europe. En 2013, il est en résidence dans le cadre du SAM Art Projects, à l’issue de laquelle il présente l’installation monumentale Baitogogo au Palais de Tokyo.

À travers une forme d’anthropomorphisme architectural, Henrique Oliveira révèle l’ossature du bâtiment

Au Palais de Tokyo, il joue ainsi sur les données existantes et structurantes de l’espace à l’instar des piliers qu’il prolonge et démultiplie en vue de leur adjoindre une dimension végétale et organique, comme si le bâtiment prenait vie. La texture de ces installations en bois de « tapumes » renvoie inévitablement à certaines essences d’arbres des forêts tropicales humides d’Amazonie : les entrelacs et autres noeuds constituent des réseaux hors de contrôle, répondant à une logique que l’homme ne pourrait plus maîtriser.