Exposition

Vandi

Du 15 juin au 25 juillet 2018 - Galerie Art en Seine

Thierry Tuffier est heureux de vous accueillir pour vous présenter les nouvelles oeuvres de Vandi.

Vernissage en présence de l’artiste le samedi 23 juin de 17h à 19h.

Le ciel est bleu la mer est verte ... à moins que ce ne soit le contraire.
Et les nuages peuvent aussi bien être rouges que jaunes ou même mauves …

Avec ce diable d'artiste qu'est le peintre Vandi, on ne sait pas, on ne sait plus. Toute sa peinture respire la liberté, s'exaltant dans l'outrance, et faisant naître la lumière dans une formidable explosion cosmique qui nous laisse pantois, éblouis.

« II ne s'agit pas de peindre la vie, disait Pierre Bonnard, mais de rendre vivante la peinture ». En cela, par son jeu de couleurs incandescentes par ses hardiesses surprenantes n'hésitant pas à frapper la dissonance, par ses teintes crues à la Dufy et pensées dans leur intime outrecuidance, on peut dire que Vandi se situe dans la lignée d'un Bonnard. Car pour lui, disciple d'Esculape, rien n'est plus essentiel que la vie. La vie, rouge comme le sang, comme la passion, palpitant comme le coeur, excitant comme l'étincelle. Et c'est cette vie là que l'on découvre dans toutes les toiles de ce peintre, non en représentation, mais dans un formidable cri de bonheur, comme une affirmation, que ce soit au bord de la mer, la plage du Havre étant son site privilégié, ou dans un simple bouquet de fleurs.

Très jeune initié à la peinture par son père Claude Gaignoux, artiste peintre au Havre, montrant dès son enfance un don certain pour le dessin, il découvrit les grands maîtres du passé en allant visiter un jour en 1966 l'exposition Vermeer au Musée de l'Orangerie à Paris. « Ce fut le coup de foudre qui déclencha ma vocation » nous a-t-il avoué. Comment ce tempérament coloriste passionné, a-t-il pu tomber sous le charme de ce maître hollandais, si posé, si méticuleux ?

C'est tout le mystère qui aboutit à ce que l'on peut appeler : l'exubérance raisonnée.

A partir de ce moment, tout se bouscule et il dessine et peint dans une fièvre permanente. Il reçoit le prix des jeunes au salon d'Automne 1968. Puis ce sera le prix Othon Friez en 1973 à l'unanimité du jury, et le prix des Jeunes de la Nationale des Beaux Arts à Paris. Et le voilà lancé avec des amis peintres comme Sabouraud, Jouhanneau, Maufoy, Savary ... , pour créer la "Dynamique figurative" qui expose à Honfleur. Et le voilà dans la mouvance des "peintres du bonheur" de l'Ecole de Fontainebleau en 1984 avec Sabouraud, Limouse, Baudet, Legueult, Ambille, Fontanarosa … Quelle époque exaltante où la créativité enflammait ses pinceaux ! Il expose au Havre, bien sûr, mais aussi à Rouen, à Bordeaux, à Paris, et jusqu'en Chine en 1994.

Aujourd'hui, on peut constater que sa palette n'a rien perdu de son flamboiement. Son lyrisme est toujours aussi chaleureux avec une certaine tendance à la vision libérée, hors du temps, hors des sentiers battus, à travers la perception spatiale d'un dynamisme de plus en plus rayonnant.

Alexandre VERNON , Critique d'art