Environnement, nature, sciences
Squares, parcs et jardins

Jardins de l'Hôtel de Ville

Au cœur du centre-ville reconstruit, ces jardins s’articulent autour d’une grande place où plus de 50 000 plantes sont plantées pour orner les jardins chaque année. Réalisés en 1990, ces espaces s’inspirent de la composition des jardins à la française, tout en respectant la trame architecturale d’Auguste Perret.

La composition de la place de l'Hôtel de Ville s’appuie sur le contraste entre le végétal et le minéral, avec l’eau  au centre de cet ensemble vivant. Ces jardins, entre modernisme et classicisme, offrent un spectacle constant : le mouvement des feuilles, des fleurs, le cliquetis de l’eau, le ballet incessant des passants... L’ensemble des jardins est entouré de haies de charmilles et ifs minutieusement entretenus, puis d’une allée ombragée de platanes taillés « en rideau ».

Partie sud

Au centre de la partie sud, les oiseaux du sculpteur Lartisien trônent avec grâce au beau milieu du jardin aquatique. Dans ce bassin, évoluent parmi les jets d’eau diverses essences de plantes : acores, iris, sagittaires dont les feuilles sont en forme de fer de lance arrondis. Les fleurs blanches, roses, ou jaunes des nénuphars flottent à la surface de l’eau, au pied des papyrus et de leurs petites fleurs blanches... Autour du jardin aquatique, dix petits bassins carrés contiennent des boules de roche sur leur socle de granite gris : les migmatites, roches qui se sont formées à grande profondeur dans l’écorce terrestre.
C’est dans cette partie que le modèle des jardins « à la française » est le plus remarquable. Ces jardins, composés de parterres alignés selon des figures géométriques, et agrémentés de pièces d'eau, ouvrent sur de larges perspectives. De chaque côté des bassins, deux parterres de gazon sont encadrés de généreux massifs de plantations annuelles représentant environ 10 000 plants par saison. A chaque nouvelle saison l’assemblage des espèces et des coloris crée, d’une année sur l’autre, une ambiance différente.

Partie centrale

Situé côté sud, près du bassin, le mémorial « Souviens-Toi », a été érigé afin de perpétuer le souvenir des disparus de la Seconde Guerre Mondiale. Un premier « Oiseau blessé » dédié à la résistance avait été inauguré en 1974, à l’occasion du 30e anniversaire de la Libération du Havre. En 1990 on y ajouta le second, symbole de la déportation. Reposant sur leur socle de granit, ces deux oiseaux de bronze, de 750 kg chacun, sont l’oeuvre du maître sculpteur Henri-Georges Adam.
Sur l’aile opposée, devant un carré de charmilles, se distinguent la statue de Gabriel Guerin et la stèle de Jean Maridor, deux aviateurs français morts au combat, héros pour l’un de la Première et pour l’autre de la Seconde Guerre Mondiale.

Partie nord

En descendant les quelques marches du parvis, le visiteur pourra découvrir l’esplanade en dallage de granit. Un bassin et ses jets d’eau en marquent le centre. De chaque côté s’organisent des parterres de gazon symétriques et des massifs fleuris. Sur l’aile ouest, un tulipier de Virginie exhibe son feuillage, qui en automne revêt de superbes tons allant du jaune d’or au brun tabac. Côté avenue Foch, les parents pourront emmener leurs enfants s’amuser dans l’aire de jeux réservée aux 3-6 ans.