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Au fil des quais : du terre-plein de la Barre à Port 2000

Au fil des quais
À pieds
À vélo
2 h

La visite Au fil des quais vous permettra de connaître le passé portuaire de la ville du Havre, depuis le terre-plein de la Barre jusqu’aux portiques de Port 2000, qui accueille aujourd’hui les plus grands porte-conteneurs au monde.

Cinquième port européen, premier port français pour le commerce extérieur et le trafic des conteneurs, Le Havre doit énormément à ses activités maritimes. L'expansion du port reflète les moments de splendeur de la ville, l’expansion de ses pouvoirs économiques et ses évolutions sociales. C'est grâce à cette ouverture sur le monde que l'on peut définir Le Havre comme l'une des plus importantes places de commerce international. Un ancrage à la croisée des mondes à découvrir... ou redécouvrir !

Grand Port Maritime du Havre - Centre administratif du Port Autonome
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Grand Port Maritime du Havre - Centre administratif du Port Autonome

Après la Seconde Guerre mondiale, le Port Autonome du Havre pare au plus urgent et reconstruit en priorité les infrastructures et superstructures liées au trafic portuaire.

Ainsi, la réalisation du centre administratif, situé à la frontière entre la ville et le port, est reportée jusqu’en 1964.

Cette longue barre de 10 étages a été conçue par une équipe d’architectes composée notamment de Jean Sémichon, Raymond Audigier, Charles Fabre et Jean le Soudier.

Jardin japonais
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Jardin japonais

Administré par le Grand Port Maritime du Havre, ce jardin, créé en 1992, scelle le jumelage des ports du Havre et d'Osaka.

Le jardin japonais rassemble sur 2 000 m² tous les signes chers au pays du soleil levant. C'est un lieu propice à la rêverie, où le minéral et le végétal se conjuguent  harmonieusement avec l'eau en bruit de fond. Il est ouvert uniquement sur réservation auprès de l'Office de Tourisme.

Symbole du jumelage entre le Port d’Osaka et le Port Autonome du Havre depuis 1980, le jardin japonais, inauguré au 1993, concentre dans un écrin de verdure de 2 200 m2 les éléments traditionnels d’un jardin-promenade en forme de huit, symbole de sagesse et d’éternité.

Minéral et végétal y sont disposés autour d’un étang avec beaucoup de précision symbolique, par Yasuko Miyamae et Samuel Craquelin.

Docks Vauban
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Docks Vauban

Les travaux d’agrandissement du port menés à partir du milieu du XIXe siècle ont nécessité la construction de hangar-entrepôts ou docks, permettant le stockage des marchandises. La réalisation de nouveaux bassins à l’Est ont entrainé l’abandon progressif des anciens bassins et des docks, au profit de zones de stockage en plein-air, mieux adaptées à la conteneurisation.
Les docks représentent un volume bâti important sur le territoire portuaire. Leur présence identifie un pan significatif de l’histoire havraise, aussi le projet de réhabilitation qui a été mené par le cabinet Reichen et Robert comprend la préservation et la mise en valeur de ces caractéristiques : briques, toiture-shed, rues intérieures, éclairage zénithal, magasins… En complément des fonctions universitaires, des Docks Océane (salle de spectacles) et du Centre des congrès le Carré des Docks inauguré en 2017, l’ensemble accueille 52 000 m2 de commerces et d’espaces de loisirs : cinéma multiplexe, restaurants, enseignes commerciales…

Formes de radoub
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Formes de radoub

Pour la réparation navale, le port a compté jusqu’à sept cales sèches : trois dans le bassin de la Citadelle, trois dans le bassin de l’Eure.
La dernière à l’extrémité du quai Joannès Couvert, appelée forme 7, a été inaugurée en 1927 pour le paquebot Paris. D’une longueur de 319 mètres, elle accueillait pour les arrêts techniques réguliers les grands transatlantiques, tels le Normandie, l’Ile de France et Le France.

Foyer belge
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Foyer belge

La Société Havraise des Logements Economiques confie en 1915 à l’architecte Georges Walter, la construction de cet ensemble sur le modèle du phalanstère, s’organisant autour de cours intérieures et de coursives desservant les logements.
Destinée aux douaniers, mais non habitée dans les premiers temps en raison du départ à la guerre de nombreux Havrais, elle abrite à cette période les exilés belges, qui lui donnent son nom.

Place Léon Carlier
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Place Léon Carlier

Le nom de Caillard au Havre est associé au terme de manutention portuaire.

Cette entreprise fondée en 1859 a conçu des appareils de levage de toute taille, à vapeur puis électriques, des grues de port, des ponts roulants et même de grosses chaudières destinées à la construction navale.

Les premiers terminaux portuaires furent équipés de portiques Caillard, qui remplaçaient les grues, réduisant la pénibilité du travail et augmentant les rendements.

Cloche des Dockers
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La cloche des Dockers

La cloche de ce beffroi rythma le travail des dockers de 1910 à 1959, date à laquelle le nouveau statut des dockers amena à la construction d'un nouveau local d'embauche. Cette cloche est conservée par l'Association Musée maritime et portuaire.
Construit en 1911 par Jacquet, ingénieur, ce beffroi a rythmé les journées de travail du port, en sonnant 14 fois par jour, de 6 h 30 à 23 h.
Le campanile octogonal, qui portait l’inscription « Pax et Labor » ne sonne plus aujourd’hui. La tour conservée, constitue un repère géographique et historique du quartier de l’Eure, elle témoigne des modes de travail portuaire avant la mécanisation et la conteneurisation.

Maison du marin
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Maison du marin

A l'angle de la rue Lavoisier et du boulevard Amiral Mouchez, cet imposant immeuble de brique rouge et béton enduit de blanc porte sur son fronton art déco le nom de son constructeur.
La Société nationale des œuvres de mer qui inaugure en 1931 la Maison du marin, comportant 250 places pour accueillir des équipages du monde entier, comprend trois salles à manger, des salles de jeux et d'études, une consultation médicale, un bar et une chapelle.
Réquisitionnée par les Allemands puis les Américains pendant la guerre, elle reprend avec succès ses activités jusqu'en 1970, date de sa fermeture, par suite des rotations plus rapides des navires, entraînant des escales plus courtes.
Signe des temps, les marins sont alors remplacés par des travailleurs immigrés originaires pour la plupart des rives du fleuve Sénégal, recrutés par l'industrie automobile, la métallurgie et la pétrochimie. Ils y reconstituent un mode de vie et des solidarités proches de leurs communautés d'origine, avec cuisines collectives, marché et artisans tailleurs.
Ce bâtiment sera prochainement transformé en logements.

Docks Dombasle et jardin fluvial
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Docks Dombasle et jardin fluvial

Construits par Charles-Fortuné Brunet-Debaines en 1854, les docks Dombasle abritant alors les abattoirs, sont abandonnés 40 ans plus tard lors du transfert de ces activités dans le quartier des Neiges.
Les docks, reconvertis et restructurés, bordent le jardin fluvial aménagé par l’équipe OBRAS en 2006. Ils constituent une des opérations de réhabilitation les plus significatives du quartier.

BCMO - Bureau Central de la Main d'Oeuvre
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BCMO - Bureau Central de la Main d'œuvre

Seule la halle de l’ex-Bureau Central de la Main d’œuvre (BCMO) nous rappelle qu’en ce lieu se faisait l’embauche des dockers.
Pour la constitution des équipes du matin et de l’après-midi, des centaines d’hommes convergeaient, avec l’espoir d’un emploi.
Depuis la réforme de 1992, les dockers sont employés des entreprises de manutention.

Avenue Lucien Corbeaux
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Avenue Lucien Corbeaux

L’avenue Lucien Corbeaux longe les quais Pierre Callet et Joannes Couvert, qui témoignent de l’histoire portuaire du Havre au cours du siècle dernier.
Au début du XXe siècle, le gigantisme des navires rend nécessaire l’agrandissement du port. Un bassin de marée à grande profondeur, à la forme de radoub, permettait l’entretien à sec des coques de  navires. Plus loin vers l’Ouest, la gare maritime du Port Autonome du Havre fut inaugurée dès 1949. Aménagée dans un hangar à la façade sans ornement, issu du système constructif de préfabrication, on y retrouve à l’intérieur des éléments de décor sculptés par l’architecte Barrère. La gare maritime C.G.T. est, elle, reconstruite en 1952 et devient accessible aux automobiles.
Livré en 1982 par Alsthom, le dock flottant, d’une longueur de 300 mètres, succède aux cales sèches pour faciliter l’entretien et la réparation des plus gros navires. De nombreux paquebots français et étrangers de toutes tailles, y escalent régulièrement jusqu’en 1974, faisant alors connaitre à ces quais de grands moments de liesse mais aussi de drames, notamment l’incendie du paquebot Lafayette ou le naufrage du Liberté.

Hangar aux cotons
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Hangar aux cotons

Sur le quai de Garonne, se trouvait le hangar 81 dit « hangar aux cotons ».
Commencée en 1910, la construction du hangar en structure métallique a été achevée en 1913. Ses dimensions en faisaient un édifice exceptionnel : 742 mètres de long pour une superficie de 8 400 m² ; il pouvait accueillir 10 000 balles de coton.
On disait encore dans les années 1980 que c’était le plus grand d’Europe et que sa capacité correspondait aux besoins annuels de la France. Cependant, le bâtiment fut ravagé par un incendie en 1982.

Avenue de l'Amiral Chillou
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Avenue de l'Amiral du Chillou

A partir de 1966, le port du Havre s’ouvre aux conteneurs.
Situé sur un bassin de marée, le terminal de l’Atlantique entre en service en 1968.
En amont de l’écluse François Ier, sur un bassin à niveau constant, le Terminal de l’Europe est opérationnel en 1972. D’autres suivront.
Avec Port 2000, inauguré en mars 2006, le Port du Havre prévoit à terme de doubler la superficie dédiée aux conteneurs et de tripler les volumes.

Écluse François 1er
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Ecluse François 1er

Mise en service fin 1971, l’écluse François Ier était alors la plus grande au monde.
Elle donne accès à un immense bassin de marée en amont de l’écluse.
Ses dimensions exceptionnelles (longueur : 400 mètres, largueur : 67 mètres et profondeur : 24 mètres)  permettent aux navires de 250 000 tonnes d’approvisionner les nombreuses usines et terminaux spécialisés, implantés sur la Zone Industrielle et Portuaire, le long du grand canal du Havre ou du canal de Tancarville.

Un peu plus loin...Port 2000
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Un peu plus loin...Port 2000

Afin de maintenir sa compétitivité avec les plus grands ports européens, le Port Autonome du Havre a mis en œuvre le projet Port 2000, dont les terminaux, accessibles sans passage d’écluse ni contrainte de marée, sont exclusivement réservés aux porte-conteneurs. Par ailleurs et afin d’optimiser la rapidité de transit des marchandises, la mise en œuvre d’une plate-forme logistique assure la liaison directe entre les terminaux et réseaux ferroviaires, fluviaux et routiers.
Port 2000, avec son potentiel de 12 postes à quai de 350 mètres chacun devrait à terme multiplier par trois le trafic de conteneurs au Havre. Le chantier s’inscrit dans la lignée des précédents agrandissements d’un port constamment à la conquête de l’estuaire. Il représente aussi un exemple en matière d’écologie et de développement durable. C’est la première fois en Europe qu’une telle opération consacre 5% de son budget pour la préservation des faunes et flore de l’estuaire. Le projet inclut la création d’un comité de suivi du littoral, qui contrôle régulièrement la réhabilitation progressive de l’embouchure de la Seine.