La chapelle d'Ingouville

© Philippe Bréard

L'une des plus anciennes églises havraises

Cette chapelle est édifiée en 1480 par Jean Mallet de Graville, hautement considéré dans la chevalerie médiévale française. Le chantier se termine en 1516, un an avant l'acte de fondation du Havre. L'église devient l'église métropole du Havre jusqu'à la Révolution. Ainsi pendant plus de deux siècles, l'église (et la future cathédrale) Notre-Dame dépendent de Saint-Michel d'Ingouville.

Cet édifice de style flamboyant a résisté aux nombreuses vicissitudes de l’histoire, avant d’être classée au titre des Monuments Historiques en 1944. Restaurée après les bombardements de 1944, c’est l’un des bâtiments les plus anciens du Havre avec l'Abbaye de Graville.

L'église n'est pratiquement composée que d'une nef. La nef est couverte par une voûte en berceau en arc brisé, en bois. Au fond dans l'abside carrée, le mur est percé d'une grande baie flamboyante. Sur le mur nord, un retable classique y est disposé, c'est en fait le retable de de l'ancien maître-autel de l'église, qui était positionné dans l'abside. Devant l'entrée, il y a un pilier qui supporte la tour ; en dessous de la tour, il y a une petite voûte en ogive, avec deux cordes : seule la plus grosse des trois cloches (do) a été électrifiée, les deux autres (ré et fa) sont actionnées manuellement. L'église est entourée d'épais murs, en pierre de taille calcaire et décorée avec du silex, selon la tradition cauchoise. Le mur est soutenu par des contreforts. Le mur méridional est percé de cinq baies vitrés avec meneaux flamboyants, alors que le mur septentrional n'a pas de fenêtre. La façade occidentale est aussi celle du clocher qui se termine par une flèche de charpente, et cette façade possède aussi deux contreforts qui soutiennent la tour. Autrefois, la façade occidentale était percée d'un œil-de-bœuf. L'église possède un chevet plat.

Dans le jardin public, devant la chapelle, se trouve un buste du père Cochet.