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Culture

L'exposition "Bains révélateurs" dévoile Le Havre de 1839 à 1910

La bilbiothèque Armand Salacrou dévoile des photographies anciennes
L'exposition photos "Bains révélateurs" dévoile Le Havre de 1839 à 1910

Du 8 octobre 2016 au 7 janvier 2017, la bibliothèque Armand Salacrou donne un aperçu de son riche fonds photographique, à travers une exposition photos intitulée Bains révélateurs. Au-delà de (re)découvrir Le Havre d'autrefois de 1839 à 1910, cette exposition témoigne des débuts de la photographie, un progrès technique étroitement lié à la ville, pionnière en raison de sa photogénie naturelle.

Dès 1839 et les premiers « dagerréotypes » (premier nom de la photographie d'après le procédé de capture chimique de l'image présenté par Louis Daguerre), les Havrais s'emparent de l'invention. L'exposition Bains révélateurs ressuscite cet engouement partagé par de nombreux photographes amateurs ou professionnels. Comment s'explique la frénésie havraise d'alors ? « La présence de la mer représente à l'époque un véritable défi technique, car il s'agit d'en capter le mouvement et de dompter son contraste avec le ciel, avance Lucile Haguet, responsable de la bibliothèque Armand Salacrou. La liaison ferroviaire précoce avec Paris nourrit qui plus est l'attrait du Havre pour de nombreux photographes parisiens. » La ville devient alors le théâtre et le sujet d'expérimentations et d'innovations qui marquent l'histoire de la photographie.

Ne bougez plus !

Le Havre et la photo font donc chambre noire commune. Très tôt, deux sociétés photographiques voient le jour, dont la Société Havraise de Photographie, mixte dès sa création et toujours active aujourd'hui. Hommes et femmes s'exercent à l'époque surtout au portrait mais aussi à la photo artistique ou au photomontage. « Au-delà même de l'intérêt que représente la redécouverte du Havre d'antan, l'ensemble des procédés et matériels de l'époque sont présentés sous leur forme originale – plaques de verre ou argent, diapositives, appareils de stéréoscopie, lanterne de chambre noire... – ou grâce à des tirages », souligne Lucile Haguet, qui note le regain d'intérêt des photographes d'aujourd'hui pour les techniques anciennes où l'on maîtrisait le processus d'un bout à l'autre. Sur deux étages, Bains révélateurs plonge le visiteur dans une pratique vivante, voire exubérante. Des ateliers de sténopés permettront aux enfants comme aux adultes de se familiariser avec la technique de la chambre noire.